ON REPART LA MACHINE
Publié le 13 février 2026
Qu’on se le dise : pour plusieurs d’entre nous, 2025 a été une année difficile du côté des productions américaines.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de travail. On parle tout de même d’environ 300 jours de tournage, principalement en sitcom, avec les projets CBS (5e saison de Ghosts et première saison de DMV), ainsi qu’un pilote pour Disney (How to Be a Drama Queen). Quelques projets du Secteur 3 (des productions à plus petit budget régies par des grilles adaptées prévues à l’entente collective) sont aussi venus compléter le calendrier de 2025.
Cela dit, lorsqu’on regarde la situation dans son ensemble, il y avait peu à se mettre sous la dent pour l’ensemble des membres.
Dans ce contexte, les membres du secteur des productions américaines ont approuvé à forte majorité les ententes promulguées 2026 lors des rencontres sectorielles de décembre 2025. Les secteurs Studio Mechanics (technicien-ne de studio) et Caméra ont ainsi entériné des augmentations salariales, des ajustements pour le Secteur 3 et des amendements spécifiques aux projets CBS produits au Québec en 2026.
Pour 2026, les projets confirmés incluent la 6e saison de Ghosts, la première saison de Einstein et le pilote Eternally Yours. S’ajoutent des projets potentiels, dont une 2e saison de DMV et une éventuelle saison complète d’Eternally Yours. À eux seuls, les projets CBS représentent déjà plus de 200 jours de tournage, avec un potentiel dépassant les 300 jours.
Plusieurs longs métrages sont aussi en développement : American Drifter (Ken Halsband), Unfinished Red (Paul Barbeau) et le projet Netflix Winter Games, reporté à l’automne 2026.
Les projets du Secteur 3 viendront également s’ajouter aux productions confirmées et contribuer au nombre total de journées de tournage. Nous en avons accueilli cinq l’an dernier. Combien cette année ? Il est encore trop tôt pour le dire.
Serons-nous confrontés à une pénurie d’équipes techniques dès le début de l’été ? C’est possible. Mais après une année comme 2025, je préfère faire face à la possibilité d’avoir beaucoup de projets pour nos membres, plutôt que pas assez.
D’ici là, on se parle, on se tient informés et je demeure à votre écoute.
Pierre Daudelin,
Vice-président − productions américaines