AQTIS

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L'organisation

L’Association québécoise des techniciennes et techniciens de l’image et du son (AQTIS), section locale 514 IATSE affiliée à la FTQ, représente 8 000 professionnels pigistes œuvrant dans plus de 200 métiers liés à la conception, la planification, la mise en place, la réalisation et la postproduction d’une production audiovisuelle. Son rôle est d’agir pour l’épanouissement professionnel des techniciennes et techniciens et la croissance de l’industrie québécoise, ici et à l’étranger. L’AQTIS 514 IATSE propulse la passion et le talent de ses membres et contribue ainsi au rayonnement de l’industrie audiovisuelle.

Historique

Une longue histoire !

L'Alliance québécoise des techniciennes et techniciens de l'image et du son est l'héritière de plus de 45 ans de luttes des technicien-ne-s de l'image et du son en vue de se donner une organisation pour défendre leurs intérêts.

Voici quelques-unes des étapes marquantes :

2020 - 2021 : la fusion AQTIS, IATSE 514 et IATSE 667

Après quelques pourparlers informels, les discussions entre l’AQTIS, IATSE 514 et IATSE 667 débutent afin d’unir nos forces. Les objectifs de la fusion sont :

En août 2020, une entente de principe sur la fusion est trouvée. Elle est entérinée, par vote secret, par plus de 83% des membres. Depuis le 1er janvier 2021, l'organisation fusionnée se nomme désormais l'AQTIS 514 IATSE.

2019 : journée de grève historique

Après plusieurs tentatives infructueuses de négociation, les techniciennes et techniciens déclenchent une journée de grève historique le 29 août 2019. Les principales revendications portent sur un rattrapage salarial, l’obtention de contrats garantis, la mise sur pied d’un fonds de formation professionnelle, d’un fonds soutenant l’accès au retrait préventif pour les femmes enceintes, ainsi qu’un programme de prévention en santé-sécurité.

2015 - 2017 : plus de 150 fonctions reconnues

L’AQTIS conclut une entente avec l’AQPM sur le renouvellement des ententes collectives, lesquelles prévoient pour la première fois la reconnaissance officielle de plus de 150 fonctions par les producteur-trice-s, tout en améliorant les conditions de travail de ses membres. S'en suit une lutte de longue haleine auprès des gouvernements du Québec et du fédéral afin de faire augmenter les budgets en production télévisuelle et cinématographique. 

2012 : consolidation de l’AQTIS

L'AQTIS a procédé à une restructuration de ses services. Elle a signé des ententes collectives dans les secteurs de la télévision, du cinéma, de la publicité, son expertise, les services auprès des membres, l'ont rendue plus forte et solidaire. 

Elle a développé une offre de services tant en termes de relations de travail (négociation, application, syndicalisation, SST) que d’aide à l’emploi (système d’engagement des techniciens SET), d’avantages sociaux (assurance et RÉR collectifs) et d’outils de communications Web et mobiles.

L'AQTIS représente plus de 6 000 artistes et technicien-ne-s dans au moins 150 métiers différents dans les décors, le maquillage, la coiffure, la caméra, le son, les scriptes, la technique et l'éclairage, les lieux de tournage, le montage, la logistique, la postproduction, la régie TV et la production TV.

2008 : partage de juridiction entre l'AQTIS et l'AIEST

À l'été 2008, les deux syndicats arrivent à un accord et signeront en septembre de la même année, une entente temporaire délimitant la juridiction de l'AIEST dans certains secteurs des tournages américains, en attendant l'adoption de modifications législatives prévues pour le printemps 2009.

En 2014, l'entente de paix syndicale prend fin ouvrant la porte au maraudage intersyndical.

2005-2008 : mésentente entre l'AQTIS et l'AIEST 

Fin 2005, profitant de cette période difficile, certains technicien-ne-s ouvrent une section locale de l'Alliance internationale des employé-e-s de scène, de théâtre et de cinéma (AIEST), provoquant une situation qui met en péril la paix industrielle dans le secteur des productions américaines qui se tournent au Québec.  L'AIEST dépose des demandes à la Commission des relations du travail (CRT) pour obtenir la représentation syndicale des technicien-ne-s. L'AQTIS défend les reconnaissances exclusives qu'elle détient. Le conflit est devant les tribunaux et confronte deux lois du Québec régissant la représentation syndicale.

En février 2007, devant la menace de perte d'emplois massive liée à la crainte des producteur-trice-s américain-e-s de tourner au Québec, l'intervention directe du gouvernement du Québec est demandée afin de résoudre le problème créé par l'existence de deux lois concurrentes régissant le milieu. Le gouvernement met en place un comité qui a pour mandat de préparer une mise à jour du contexte législatif afin de rétablir la paix industrielle dans le milieu de la production cinématographique et télévisuelle au Québec.

2004 : naissance de l'AQTIS

L'évolution technologique rend obsolète la séparation des types de productions par support et amène les deux associations de technicien-ne-s à se fusionner en 2004 pour former l'Alliance québécoise des technicien-ne-s de l'image et du son (AQTIS).

Le processus de fusion s'avère plus complexe que prévu et la nouvelle association peine à amener les technicien-ne-s et les employé-e-s des deux anciennes associations à matérialiser leur union. De plus, les niveaux de production, jusque-là en hausse constante, s'effondrent dramatiquement. L'année est financièrement éprouvante pour les technicien-ne-s, et conséquemment, pour l'association.

1983 : création du Syndicat des technicien-ne-s du cinéma du Québec

Les membres des deux associations, APCQ et SNC décident en 1983 de se fusionner sous l'appellation Syndicat des technicien-ne-s du cinéma du Québec (STCQ) et de quitter la CSN.

Au début de 1987, une nouvelle entente est signée avec l'APFTQ. Un peu plus tard, le STCQ ajoute la vidéo à son champ d'activité et devient le Syndicat des technicien-ne-s du cinéma et de la vidéo du Québec (STCVQ).

En fin d'année, sous la pression notamment de l'UDA, le gouvernement du Québec, vote la Loi sur le statut professionnel et les conditions d'engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma. La Loi sur le statut de l'artiste est née. Elle permettra aux technicien-ne-s du secteur reconnu-e-s artistes d'obliger les associations de producteur-trice-s à négocier des ententes avec les associations représentatives des différentes catégories d'artistes.

En juillet 1989, le STCVQ obtient de la Commission de reconnaissance des associations d'artistes et des associations de producteur-trice-s (CRAAAP) sa reconnaissance comme association d'artiste pour le secteur de la production film.

En 1991, ne se reconnaissant pas dans le STCVQ, les techniciennes et techniciens œuvrant sur les productions tournées sur d'autres supports que le film fondent l'Association des professionnel-le-s de la vidéo du Québec (APVQ). En juillet 1993, l'APVQ obtient sa reconnaissance de la CRAAAP pour le secteur de production sur support magnétoscopique. L'APVQ signe sa première convention collective avec l'APFTQ en août 1996.

1976 : fondation de l'Association des professionnel-le-s du cinéma du Québec

En réaction, les technicien-ne-s tentent d'imposer en 1975 une convention collective à tous les producteur-trice-s. Cette position ne faisant pas l'affaire de tous, une partie des membres fondent en 1976 l'Association des professionnel-le-s du cinéma du Québec (APCQ) qui s'implante surtout en publicité sur les productions anglophones et les coproductions.

La même année, le SNC signe finalement une première entente collective avec l'APFTQ. Entretemps, le SNC s'affilie à la CSN afin de profiter de services spécialisés en relations de travail. L'entente collective est renouvelée en 1979.

Durant les années suivantes, la situation est difficile sur les plateaux : la présence de deux syndicats et le concept de majorité de plateau ouvrent la porte à une multitude de permissionnaires et de nouveaux membres. De plus, plusieurs producteur-trice-s non-membres de l'APFTQ produisent sans contrat SNC et hypothèquent le fragile équilibre de pouvoir qui s'établissait entre producteur-trice-s et technicien-ne-s. Sans compter que la production diminue, amenant pour plusieurs de difficiles périodes de chômage.

1970 : naissance du Syndicat national du cinéma

1970 voit la naissance du Syndicat national du cinéma (SNC) regroupant les technicien-ne-s pigistes. Appuyé par la Fédération québécoise de l'industrie du cinéma, le SNC naissant comprend la nécessité d'une représentation locale forte des technicien-ne-s pour contrer les velléités de syndicats américains de s'établir au Québec.

Suivront une série d'ententes négociées production par production à défaut de pouvoir acquérir une accréditation permettant la négociation d'une entente avec l'ensemble des producteur-trice-s. 

En 1973, le SNC entreprend de négocier une entente collective avec l'Association des producteurs de film du Québec (APFQ). Cette négociation sera rompue par l'APFQ en 1974 empêchant la signature d'une première entente.

1963 : création de l'Association professionnelle des cinéastes

Dès le début des années 1960, un groupe de technicien-nes pigistes travaillant autant à l'Office national du film et à Radio-Canada qu'au secteur privé sent le besoin de se rassembler afin d'établir les bases de relations de travail plus équilibrées avec les différents employeurs.

Une première association, l'Association professionnelle des cinéastes (APC), voit le jour en 1963. Cette démarche mènera à la première accréditation syndicale, obtenue par le Syndicat général du cinéma et de la télévision en vertu de la loi des relations de travail de la fonction publique fédérale et ne couvrira que les activités de l'Office national du film (ONF).

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