L’AQTIS 514 IATSE refuse que l’on porte atteinte au filet social de ses membres
Publié le 11 mai 2026
Montréal, le 11 mai 2026 — L’association qui représente les techniciens et techniciennes du secteur de l’audiovisuel (tous les artisans et artisanes qui travaillent derrière la caméra) se voit dans l’obligation de rejeter une demande de dérogation formulée par un producteur. Dans une lettre adressée au président du syndicat, une importante boîte de production québécoise, qui subit les pressions d’un diffuseur, a formulé une demande de dérogations pour plusieurs éléments qui découlent directement d’une entente collective signée avec l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), dont elle est membre. Parmi les demandes, le refus de contribuer au régime d’assurances collectives et au régime de retraite représente une baisse considérable et inacceptable des conditions de travail des techniciens et techniciennes, qui sont déjà des travailleurs aux conditions de travail précaires. Il importe de noter qu’il s’agit d’emplois de pigistes dans un secteur où les emplois sont de plus en plus rares et que leurs salaires n’augmentent pas depuis plusieurs années. La lettre reçue se termine en confirmant qu’advenant un refus de la demande, la production n’ira pas de l’avant avec la conséquence que nos membres ne travailleront pas.
« Dans un contexte où la production audiovisuelle traverse une crise majeure dans son ensemble, ces demandes sont irrecevables et fragilisent nos membres. Nous sommes solidaires des diffuseurs, des producteurs et de toutes les parties prenantes de notre industrie, mais nos techniciens et techniciennes n’ont pas à faire les frais d’un modèle qui est à revoir », affirme Bernard Larivière, président de l’AQTIS 514 IATSE.